Développement personnel

un monde libre

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Intro : Palawan, El nido aux Philippines, il est 13h25 et les plongées de la matinée se sont bien passées, le déjeuner vient de se terminer, le bateau est en route pour le dernier spot de la journée. Je me trouve à l’avant du bateau quand tout à coup, il me vient une pensée. Je la laisse infuser et elle fait sont bout de chemin. Finalement, j’en viens à me demander si c’est moi qui vais observer les poissons ou si je leur donne la possibilité d’observer leur plus grand prédateur et l’un de ces êtres qui dégrade leur environnement…

Tranquillement, cette pensée continue son chemin pour en arriver à une réflexion sur la vie animale en captivité. Ce monde d’enferment, de cage, voire de torture.

C’est quoi être libre en fin de compte ? Est-ce vraiment mener une vie au service de nos moindres désirs ? L’être humain a des possibilités infinies, alors sommes-nous malheureux et en proie à l’enfermement ?

La captivité

Je ne sais pas pour vous mais quand j’étais enfant, mes parents m’ont fait visiter des zoos, aller au cirque, à l’aquarium et surtout ils m’ont appris à bien m’occuper de « mon » chien. Quand je suis arrivé à l’âge adulte, j’ai rapidement eu de la répulsion pour ces attractions, mais j’ai insisté et quand même tenté de visiter des parcs « ouverts » qui « respectent » la vie animale, comme le parc Kruger en Afrique du sud ou encore Udawalawa à Sri Lanka (oui on dit bien à et pas au Sri Lanka 😉)

Inutile de vous dire que je n’ai été en rien convaincu de tout cela, car il est possible de voir des rangers poursuivre les léopards, éléphants ou autres pour le plaisir des touristes et des appareils photos. J’ai encore d’autres anecdotes concernant les baleines ou les dauphins mais ce n’est pas un article sur la protection animale, bien que…

Nous autres ne vivons-nous pas dans des parcs ouverts avec comme barrières l’argent et le pouvoir ? Dans le monde économique tel que nous le connaissons, nous pensons que posséder un compte bancaire avec des avoirs illimités nous rend riche, et cela nous donne le sentiment d’être libre, mais avez-vous déjà regardé votre vie et tout ce que vous mettez en œuvre pour remplir votre compte et avoir une sensation de liberté ?


Qui est le plus captif ?

Retour aux Philippines, toujours sur le bateau, j’en viens à me m’interroger sur la captivité de l’animal, de l’humain et sur la démence que cela peut amener. Nous savons tous que la place d’un être vivant n’est pas en captivité et encore moins pour être observé à la façon télé-réalité, mais on ne peut s’empêcher de s’en divertir et pour cela on est même prêt à payer parfois cher. Le problème est de savoir qui est le plus captif ? Est-ce l’animal ou l’humain avec ses besoins, ses désirs, ses fantaisies et son énorme envie d’adaptabilité, de sur-adaptabilité ?

La grande différence, quoi qu’il arrive, c’est que la femme et l’homme ne sont que rarement conscients de la captivité dans laquelle ils sont enfermés, car ils se sentent plus ou moins bien dans l’ensemble. Souvent après une dure semaine l’apéro du week-end aide à oublier les difficultés de la semaine 😊

Il y a tant de choses qui rendent l’humain captif, mais le numéro un dans la catégorie reste l’argent et la sensation de liberté qu’il peut procurer. Néanmoins, pour s’en procurer nous sommes tenus de nous enfermer dans les rôles, des postures qui peuvent être parfois contraires à nos valeurs ☹

Avez-vous déjà calculé ce qu’il faut faire pour avoir 100 euros net disponibles, net d’impôts et de toutes charges ? Je dis bien toutes charges car le travail a des coûts importants : le coût d’opportunités (de faire autre chose), le coût vestimentaire pour être dans les codes sociaux, la voiture, la garderie des enfants, les assurances et toute une série d’éléments qui nous maintiennent en captivité et qui nous éloignent de la plus grande valeur qu’est la nature, car que ferait-on sans la nature ? Et pourtant nous passons si peu de temps à l’observer.

Pour être plus précis, je vais prendre un exemple.

La captivité sociale

Le modèle social d’aujourd’hui ne laisse pas de place à l’improvisation. Il faut être créatif, mais pas trop pour ne pas choquer, être imaginatif du tac au tac car nous n’avons pas le temps, être collaboratif mais il n’y a de place que pour un à la fin…Bref, on est inondé d’idées reçues, de modèles intouchables et de connaissances fausses alors comment avancer ?

Nous parlons de nouveaux modèles sociétaux, de nouveaux modèles économiques, de société verte, de modèles économiques vertueux, mais au quotidien dans le travail il faut être compétitif, performant, rentable…En sus, c’est essentiel de rentrer dans les codes formels et informels du clan social sous peine d’être mis de côté, d’être traité comme une pièce défectueuse.

La société a des cases et c’est important de rentrer dedans pour trouver « sa » place socialement, pour faire partie du groupe, de la team. Le détail c’est que, pour en faire partie, il faut montrer qu’on est semblable tant sur le plan vestimentaire qu’au niveau de la pensée, que des moyens financiers…

Avant de pouvoir montrer un semblant d’originalité dans le groupe, il va falloir montrer patte blanche, prouver qu’on en fait partie et à partir de là, si ce n’est pas déjà fait avant, on devient le groupe. Je veux dire socialement et même plus, on s’identifie à cette entité qui finit par diriger notre vie car nous ne sommes plus libres de nos décisions, pis encore nous croyons être libres mais nous sommes sur une voie de chemin de fer.

La folie de l’enfermement

Lorsqu’un animal est enfermé, enchaîné, apprivoisé, dompté, j’ai tendance à regarder ses mouvements, ses attitudes ou encore sa façon de marcher. Selon mon expérience et les observations que j’ai réalisés, un animal survit tant bien que mal dans un milieu qui n’est pas fait pour lui. Certains vont chercher à s’adapter au mieux, d’autres vont sombrer ou faire le minimum pour éviter les coups. On peut observer la tristesse dans le regard de ses animaux blessés, meurtris et je me demande comment on peut garder toute sa tête dans ce genre d’environnement.

L’être humain avec son échelle sociale et son adaptabilité permanente est dans la même situation in fine, mais comme le système a été créé par nous, pour nous, nous nous ressentons « libres », nous pensons avoir des choix éclairés. Je pense finalement que nous ne sommes guère plus à l’abri que ces animaux, guère plus libres. Le quotidien d’un humain dans la trentaine est réglé à la minute, le réveil, la douche, le petit-déjeuner avec le café ou le thé, le journal, les réseaux sociaux, s’occuper des enfants pour ceux qui en ont, les transports en commun ou la voiture, le travail, les collègues, la pause de 10h, le déjeuner, le retour difficile après le déjeuner trop copieux, rentrer à la maison avec les enfants pour ceux qui en ont, préparer le repas du soir, réseaux sociaux, au lit, demain la même journée ou presque et cela pendant plus de 40 ans dans l’espoir d’avoir une belle retraite 😊

Quand on regarde la description, d’une journée, d’une semaine, d’un mois, d’un an, d’une vie, on peut vite avoir le vertige. Le plus surprenant c’est que 90% des gens pensent qu’ils n’ont pas d’autres choix que celui-là… Voilà ce que j’appelle la folie de l’enfermement, c’est ne pas voir au-delà des barreaux de la cage, ne plus voir au-delà et s’imaginer que cette option est la seule.

Je vous suggère de lire cet ouvrage qui pourra vous aider à voir les choses différemment :

lire plus de commentaires sur le principe du petit pingouin sur Amazon.

Une méthode pour évoluer : croissance et décroissance personnelle

Notion de croissance et décroissance

Vous pensez peut-être que je vais vous donner la méthode miracle pour enfin sortir de la zone d’ombre ❌

Ce serait vous mentir ou chercher à vous manipuler car vous avez déjà tout, et la seule chose qui pourrait manquer, c’est de la discipline 😉 ! Vous voyez ce mot grossier qui n’est pas très plaisant, et bien voilà, je vous ai tout dit alors à vous de jouer.

Reprenons notre sérieux, j’ai testé pendant ces 20 dernières années un certain nombre de formations en développement personnel, certaines sur 2 jours et d’autres sur plusieurs mois. J’ai pu me confronter, découvrir des parties cachées tout au fond de mon disque dur, des « archétypes » livrés à la naissance et d’autres acquis par la suite, bref, il m’a été donné faire quelques 10 000 heures de formation.

Toutes celles-ci, sans exception, m’ont appris une chose, sans la mise en pratique, ça ne marche pas.

Je pense que vous me voyez venir car la pratique, ça demande de la discipline et une volonté sans faille.

Néanmoins, avant de vous donner la base, le ciment, la fondation, les racines, j’aimerais vous mettre en garde sur le développement personnel. Tout le monde sait qu’il y a à boire et à manger dans ce domaine mais même avec les formations les plus sérieuses, il est essentiel de prendre garde 🧐

Ce n’est pas tant à la formation qu’il faut faire attention, mais à l’interprétation des informations et à l’utilisation des outils qui peuvent gonfler l’ego un peu plus encore. J’ai rencontré d’ailleurs beaucoup de personnes qui me disaient « je n’ai pas d’ego moi » ou « j’ai fait le tour MOI », « ok » était ma seule réponse et finalement après plus de 20 ans de formation, j’ai entrepris la décroissance.

Non je ne vais pas vous parler de vivre en autarcie au fond d’une grotte 😊

J’entends par décroissance, le fait d’observer notre volonté de vouloir toujours plus, pour tout, et dans tout ou quasi tout domaine. C’est d’essayer de vivre avec ce qu’on a simplement, et d’observer les cabrioles du mental pour nous faire acheter telle chose ou faire telle autre chose.

Comment ça marche

En sanskrit, cela se résume en 3 mots :

  • Drashta
  • Abyassa
  • Vairagya

Le drashta c’est le fait d’être réalisateur et acteur de votre vie, pas seulement acteur. C’est agir en conscience, choisir l’action et pas la réaction. Cela demande du temps et de l’expérience, ce n’est pas un outil qui se met en place du jour au lendemain, ce n’est pas une méthode miracle ou révolutionnaire que vous allez acheter en ligne ou dans un magasin.

C’est votre propre expérience dans cette pratique qui vous amènera des résultats 😊

Vous allez être amené à observer vos émotions, vos réactions, regarder le fonctionnement de votre corps quand vous avez peur ou quand vous êtes en colère.

Ceci a pour unique but une connaissance plus juste afin de « grandir » et de sortir de la captivité des émotions, des réactions, des archétypes.

Oui ça demande du sang froid et de l’exercice. Les premiers essais sont rarement fructueux mais les résultats sont à la hauteur de votre engagement 😉

Des méthodes pour être observateur, il y en a plusieurs mais l’une des plus simples et des plus efficaces reste la concentration sur votre souffle : le calme mental. Je vous prescris matin/midi/soir et plus encore.

Abyassa et Vairagya ou le fait de mettre en place une pratique avec effort, ferveur et de s’ouvrir à l’expérience sans attente. Ce sont les rails du chemin de fer et le drashta c’est le train.

Encore une fois quand on est seul à la maison sans enfant et que tout va bien c’est facile, ou presque.

Quand surgissent les difficultés, les nuisances extérieures et que votre ventre commence à se nouer, que le pouls s’accélère avec votre respiration, que vos épaules, votre dos commence à se tendre alors que vous avez demandé cinq minutes de calme 🤯🤬

Voilà on y est. C’est là qu’il faut mettre en application step by step, doucement, reprendre possession de ses moyens et se mobiliser pour appliquer avec ferveur et sans attente 😊

Captivité VS liberté

Alors vous voulez encore rester ce lion en cage et passer à côté de 95% de votre potentiel ? Une chose est certaine, la voie de la sagesse est bien plus étroite à priori, mais en réalité elle va vous offrir d’ouvrir des portes insoupçonnées.

Adopter ces trois concepts, principes, et je vous garantis sur facture que demain sera différent.

Imaginez si vous pouviez choisir vos émotions, si vous pouviez être en pleine capacité de vos moyens aux moments importants de votre vie, si vous tiriez parti de chaque situation et même les plus difficiles…

Votre vie est une histoire, c’est juste qu’elle n’est pas virtuelle mais réelle 😊 et un jour ou l’autre, les gens réalisent brusquement qu’ils ne sont pas obligés de vivre comme on leur avait dit. Faites partie de ceux/celles qui ouvrent les yeux vite.

Pensez comme un aquariophile chevronné. Quand un poisson est malade, ils traitent l’eau de l’aquarium, car ils savent que c’est elle qui est la cause. Ne tombez pas dans la « normose », ne perdez pas votre autonomie, votre liberté.

J’espère que cet article vous aura plu et surtout qu’il va vous permettre de passer à l’action. N’hésitez pas à partager cet article et pour le commentaire c’est juste dessous 😊
Prenez soin de vous, prenez soin de vos rêves.

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11 réflexions au sujet de « un monde libre »

  1. Très intéressant, merci. Je crois qu’un grand nombre de personne pensent que leur captivité vient de la cage (le monde extérieur) et non du fait qu’ils ont choisi de vivre dedans 😉 Une fois que l’on réalise que l’on peut décider par soi-même, ça change tout.

  2. C’est drôle un article sur la “liberté”. Personnellement j’y suis très très très attaché. J’ai eu la chance (le luxe ?) de pouvoir prendre une année sabbatique il y a peu et de faire le tour de l’Amérique du Sud en sac à dos. J’en suis certain aujourd’hui c’est ce que je veux, voyager sans contrainte… Merci encore pour ce très bel article et sur le fait de susciter chez le lecteur certaines réflexions ! (très bonnes illustrations également) 🙂

  3. Réflexions très intéressantes ! Et d’actualité.

    Et je ne savais pas qu’on disait à Sri Lanka, j’ai toujours dit au Sri Lanka. Je veux bien que tu m’expliques pourquoi, je ne trouve rien sur le sujet.

    1. Merci pour ton commentaire.
      Et idem on dit la communauté de Sri Lanka et pas du Sri Lanka. Finalement c’est l’ambassadeur qui me l’a dit mais je ne lui ai pas eu l’occasion de lui demander pourquoi. C’est à cela qu’on voit le touriste 🙂
      Je te reviens dès que j’ai une réponse

      1. Ha c’est intrigant, je veux bien que tu me tiennes au courant si tu arrives à savoir pourquoi oui. 🙂
        C’est contre-intuitif par rapport aux autres pays et en même temps c’est aussi ce qu’on disait pour Ceylan : je vais à Ceylan. Et on disait très certainement la communauté de Ceylan.
        On le dit aussi pour d’autres pays comme Singapour, Taïwan, etc. Et je vois que dans ces cas-là il s’agit d’États et non de pays, c’est peut-être pour ça.

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