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Le Sommeil polyphasique

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Le sommeil polyphasique

Il y a quelques semaines encore, je ne connaissais pas ce mode de sommeil. Après l’avoir découvert à travers une vidéo, j’ai décidé d’aller plus loin et de me renseigner sur le sujet.

C’est grâce à des articles, des blogs et des partages d’expériences que j’ai pu aller plus loin car aucune étude scientifique n’a été menée au moment où j’écris ces lignes.

J’ai rapidement compris qu’il y a deux « courants » :

  • Les rythmes dits Everyman ;
  • Les rythmes Uberman et Dymaxion.

Le sommeil

Avant de développer davantage les rythmes polyphasiques, je voudrais aborder le sujet du sommeil.

En 50 ans, nous avons réduit notre temps de sommeil d’1 h 30, pour ne dormir que 6 h 58 en semaine et 7 h 50 en week-end contre les 8 h « nécessaires » en moyenne à une bonne récupération. Conséquence, une fatigue ressentie des Français âgés de 25 à 45 ans qui déclarent ne pas se sentir reposés au réveil.

Pourtant, un sommeil de qualité est indispensable à une bonne santé.

Les effets bénéfiques du sommeil sont connus : énergie physique et intellectuelle, dynamisme, concentration…

Un mauvais sommeil, qu’il soit ponctuel ou répété, n’est pas sans conséquence sur la qualité de la phase d’éveil et sur la santé.

Mais comment améliorer la qualité de son sommeil ? Comment gérer les coups de fatigue dans la journée ? Aujourd’hui des recherches ont été faites pour tenter de comprendre le sommeil, les phases de sommeil et le fonctionnement cérébral durant ces périodes.

Le sommeil comment ça fonctionne ?

Précédé d’un endormissement d’une trentaine de minutes, le sommeil proprement dit correspond à l’enchaînement de 4 à 6 cycles de sommeil d’une durée de 90 à 120 minutes chacun. Entre chaque cycle, un « micro-éveil » de quelques secondes est possible et ne constitue pas un trouble du sommeil.

Chaque cycle est constitué :

D’une première phase dite de « sommeil lent » d’une durée de 60 à 75 minutes. Le tonus musculaire diminue progressivement. Cette phase de sommeil est la plus réparatrice physiquement (reconstitution énergétique, musculaire, enzymatique, hormonale, régénération cutanée…) et psychiquement (le cerveau est en repos total).

D’une deuxième phase dite de « sommeil paradoxal » d’une durée de 15 à 20 minutes. Les muscles sont complètement relâchés alors que l’activité cérébrale est proche de l’éveil. C’est le moment des rêves mais aussi un temps dédié à la mémorisation et à la création. Selon la croyance populaire, le sommeil est plus profond et réparateur en début de nuit qu’en fin de nuit d’où l’adage « les heures de sommeil avant minuit comptent double ». En réalité, si chaque heure de sommeil compte, les premières heures de sommeil restentles plus importantes, notamment avant minuit.

Le sommeil polyphasique

En commençant à aborder ce sujet, j’ai rapidement pris conscience de la complexité de celui-ci.

Tout se dit et rien n’est réellement étayé car il n’y a pas de recherche scientifique à ce propos. Néanmoins, le sommeil polyphasique est utilisé par les skippers, les militaires, ou certaines personnes célèbres comme Léonard de Vinci ou Thomas Edison

La base du sommeil polyphasique est de répartir le sommeil sur une journée de 24 heures plutôt que sur une seule période (monophasique).

Après une période de transition, d’adaptation, le sommeil paradoxal est atteint plus rapidement. Il y a donc une réelle modification et optimisation des phases de sommeil.

On peut constater immédiatement qu’on passe de 8 heures de sommeil à seulement 5, voir 2 heures sur 24 heures, ce qui change considérablement la vie tant au niveau social que dans la perception de la « journée ».

Pourquoi le sommeil polyphasique

C’est en écoutant un reportage sur le sommeil que je me suis posé la question. Pourquoi cette norme de 8 heures ? D’où vient-elle ? Que fait notre cerveau, notre corps pendant 1/3 de notre existence ?

Cela veut qu’à 90 ans j’aurais passé 30 ans au lit, grosso modo. Pour ma part, je trouve cela insatisfaisant de me dire que c’est comme ça, que c’est la vie.

Il fallait que j’aille plus loin et que j’explore, que je gratte le sujet.

C’est comme ça que j’ai commencé à me documenter sur le sommeil polyphasique via des articles de blogs, des podcasts, des vidéos YouTube… Et avec surprise, j’ai découvert qu’à part des gens comme moi qui se posent des questions, il n’y a pas d’étude scientifique sur le sujet et pour être plus précis, il y a peu d’étude sur le sujet du sommeil en général. Le tiers de notre vie reste un sujet d’ombre.

L’expérience polyphasique

Durant ma pratique de ce mode de sommeil, j’ai opté pour le rythme Dymaxion pour des raisons d’organisation de journée.

Il s’agit de dormir 30 minutes toutes les 6 heures. J’ai choisi de dormir de 1:00 à 1:30 puis de 7:00 à 7:30 et idem en journée.

La première nuit a été longue car je n’étais pas habitué à disposer de 22 heures et durant la phase habituelle de nuit, il vaut mieux avoir une activité dynamique. En tout cas, c’est important d’éviter de lire longuement un roman ou tout autre activité qui peut rapprocher du sommeil.

La journée ou du moins le temps de 24 heures que définit une journée entière est perçue différemment. Les gens se couchent et se réveillent autour de nous pendant qu’on vit en continu.

Le moment le plus dur pour moi est la période allant de minuit à 4 heures du matin. Les premiers jours, quand arrive la période de sommeil, je me sens assez nerveux, il ne faut pas forcément se mettre entre moi et le lit. Mais petit à petit tout cela se régule. Je m’aperçois que je me souviens des rêves (alors qu’en mode monophasique cela arrive très rarement). J’ai même l’impression de rêver éveillé, d’être spectateur conscient. C’est une sensation assez étonnante et troublante.

Je me retrouve à avoir faim à toute heure alors que l’estomac est en repos de 10 pm à 7 am. C’est une expérience riche et délicate.

Pour aller plus loin avec le sommeil polyphasique

J’ai mis fin à cette expérience, que je vais renouveler, car je n’étais pas préparé. C’est surtout au niveau de l’alimentation que je pense faire un travail en amont pour équilibrer les repas, les heures et les besoins. Le fait de diminuer le sommeil permet de prendre conscience d’un tas de choses, et pour ma part l’alimentation est la principale.

Cela m’a fait comprendre que le schéma de 8 heures n’est pas une vraie norme, et qu’en jouant sur le sommeil, il faut être précis sur certains paramètres pour que l’organisme ne souffre pas et au contraire se sente mieux.

Le sommeil polyphasique permet de remettre les choses en question, parce que si la « norme » sommeil peut être bousculée, qu’est-ce qui peut l’être encore ?

Surtout si vous envisagez de tester ce type de sommeil, veillez à consulter votre médecin.

N’hésitez pas à partager cet article et pour le commentaire c’est juste dessous 😊

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7 réflexions au sujet de « Le Sommeil polyphasique »

  1. Bonjour, merci d’avoir fait cette expérience. Est-ce que vous avez recommencé?
    Je cherche des infos sur les liens entre le sommeil polyphasique et les sorties du corps / rêves lucides.
    Vous pouvez me contacter sur mon mail.
    A+
    Fred

    1. Bonjour Fred et merci d’avoir pris le temps de lire l’article.
      Je suis actuellement en train de me préparer pour réitérer l’aventure, mais en amont j’adapte mon alimentation.
      Il y a besoin d’une stabilité et d’une certaine simplicité durant le premier mois, donc j’attends de rentrer en France. Normalement dans 1,5 mois c’est parti.
      Effectivement, le sommeil polyphasique m’a facilité l’accès à une forme de rêve lucide, voir des sorties astrales.
      Je n’ai pas prolongé l’expérience suffisamment pour vraiment analyser cela.
      Sur le blog, vous avez un article sur l’entreprise polyphasique qui pourrait vous intéresser : https://wp.me/pagtyK-a2
      Prenez soin de vous, prenez soin de vos rêves 😉
      Frank

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